Lire les jauges de cohorte
Un chiffre seul ne dit rien. « 12,4 cm » au lunge test, c’est beaucoup pour un patient et peu pour un autre. La jauge de cohorte pose la mesure sur un axe, à côté d’une référence, et vous dit d’un coup d’œil où se situe ce patient-là. Ce chapitre explique comment la lire ; les mêmes règles valent partout où elle apparaît.
Trois endroits, une seule grammaire
Section intitulée « Trois endroits, une seule grammaire »- La ligne de la liste des tests : la version courte, une jauge par test.
- La fenêtre d’un test physio : la jauge détaillée, avec les bandes nommées.
- Le suivi longitudinal : la même lecture sur des cartes pleine largeur.
La ligne de la liste des tests
Section intitulée « La ligne de la liste des tests »Sur le panneau indigo, à gauche, la grandeur qui résume le test, avec son unité. Au milieu, la barre de zones, du rouge au vert, sur laquelle la mesure est posée.
- Sur un test à deux côtés, deux repères : orange pour la gauche, bleu pour la droite. Deux repères écartés signalent une asymétrie, même si la valeur moyenne paraît correcte.
- Sous la barre, le nom de la zone atteinte : Très faible, Faible, Moyenne, Bonne ou Excellent, suivi des bornes de l’axe (« réf. » et les deux valeurs extrêmes).
- À droite, l’écart entre les deux côtés, en pourcentage, avec son étiquette : Équilibré, Modéré ou Significatif. Une mesure sans latéralité porte à la place l’étiquette BIPODAL.
La jauge détaillée d’un test physio
Section intitulée « La jauge détaillée d’un test physio »Dans la fenêtre d’un test physio, la jauge s’ouvre en grand. Elle prend deux formes selon la référence.
Autour d’une moyenne. Cinq bandes nommées : −2 ET, −1 ET, Moyenne, +1 ET, +2 ET. « ET » est l’écart-type : la bande Moyenne est celle où se tiennent les deux tiers de la cohorte, et plus on s’en éloigne, plus la mesure est atypique. Un trait vertical marque la moyenne, rappelée sous l’axe.
Autour d’un seuil. Deux bandes seulement : Jusqu’à la valeur du seuil, et Au-delà de cette valeur. Le trait marque le seuil. Le logiciel ne découpe pas une moitié d’axe en degrés que la référence ne donne pas.
Dans les deux cas, la pastille G se pose au-dessus de l’axe et la pastille D en dessous, chacune avec sa valeur et son rang en centile. Deux pastilles proches se liraient mal sur une seule ligne : c’est justement quand les côtés sont voisins qu’on veut les comparer.
Sous la jauge, une ligne rappelle la référence utilisée et, quand l’information existe, le nombre de sujets sur lesquels elle repose.
Quand il n’y a pas de référence
Section intitulée « Quand il n’y a pas de référence »Le logiciel ne pose jamais un repère sur une échelle qu’il n’a pas.
- Dans la liste, la ligne affiche Aucune norme de référence pour ce test et la barre reste grisée.
- Sur une carte de mesure, la barre porte Référence à définir et la valeur est affichée brute.
- À la saisie d’un test physio, un message explique pourquoi : soit aucune référence ne couvre ce test pour l’âge et le sexe du patient, soit le sexe ou la date de naissance manquent dans sa fiche.
Dans tous les cas, la mesure est enregistrée telle quelle : elle se positionnera d’elle-même le jour où une référence la couvrira.
Suivre l’évolution
Section intitulée « Suivre l’évolution »Sous la jauge, le bloc Évolution trace les séances successives, une courbe par côté : Gauche et Droite. L’en-tête rappelle le nombre de séances et la période couverte. Le trait pointillé est la référence, la bande verte la zone de normalité quand la référence en définit une.
Le bloc n’apparaît qu’à partir de deux séances du même test : un point unique n’est pas une tendance.
Pièges fréquents
Section intitulée « Pièges fréquents »- Aucune jauge sur un test importé : les tests venus d’un appareil extérieur sont conservés et consultables, mais ne se posent pas sur ces jauges.
- La jauge a bougé sans que le test change : c’est normal. La position se recalcule à l’affichage ; une référence corrigée déplace le repère sans toucher à la mesure.
- Deux côtés au même endroit sur un test sur plaques : c’est ce que donne un patient parfaitement symétrique. Les repères s’écartent à mesure de l’asymétrie.
- Pas de bloc Évolution : il faut deux séances du même test, avec la même mesure renseignée.
- Un centile élevé avec une valeur basse : vérifiez le sens de la mesure. Sur certaines grandeurs, une valeur élevée est un déficit, et l’échelle est retournée.

